Devenir Famille d'accueil

Vous aimez les animaux et vous souhaitez nous aider :

nous avons toujours besoin de familles d'accueil

Lorsque nous effectuons nos sauvetages, comme nous n'avons pas encore de structure d'accueil officielle, nous plaçons nos animaux dans des familles d'accueil. Ces familles qui hébergent nos animaux sont indispensables. C'est chez elles qu'arrivent les animaux brisés, chez elles qu'ils se retapent (soins vétérinaires et repos), qu'ils sont testés (ententes, comportement), qu'ils apprennent à connaître la vie de famille (éducation, propreté), et qu'ils sont préparés pour l'adoption.

L'association paye les frais vétérinaires, la famille nourrit le chien. Et ce jusqu'à adoption. Cela peut durer entre un mois et six mois. Un contrat de famille d'accueil encadre cette aventure.

Etre famille d'accueil c'est permettre de sauver une vie. C'est un engagement.

Pour en savoir plus, vous trouverez les documents PDF donnant certaines consignes.

Pour les FA chiens :                                                     Pour les FA chats :

 

 

 

 

 

Témoignages de nos familles d'accueil fidèles 

Valérie G. :

Famille d'accueil c'est merveilleux certes, dans le sens ou l'on participe activement aux sauvetages organisés par l'association , que l'on aide les animaux à reprendre confiance en eux et qu'on les accompagne jusqu'à ce qu'ils trouvent leur famille définitive. Mais soyons honnêtes, c'est aussi de l'abnégation, des renoncements et surtout un engagement implicite pris vis à vis de l'animal et de l'association. Cela ne doit en aucun cas être un coup de coeur irréfléchi, qui mettrait l'association dans une situation intenable ensuite.

Les animaux rescapés arrivent parfois dans des états physiques et psychologiques tels que les soins, la réadaptation progressive à une vie normalisée et l'obligation de s'adapter à chacun d'eux s'imposent. Il n'y a pas de recette , et même avec de l'expérience on peut se trouver confronter à des situations ou l'on est déstabilisé. Ils peuvent être destructeurs, pas propres, affolés, peu sociables; tous ont droit à une chance. Qu'est ce que le matériel au regard d'une vie sauvée? Oui souvent j'ai pesté de retrouver mes affaires détruites, mon jardin labouré, ma voiture souillée; combien de fois ai-je dit ras le bol de passer 20 fois par jour la serpillère et de retrouver les lieux souillés à peine nettoyés? Combien de larmes ai-je versées à leur départ, ultime déchirure ou le chien vous jette un regard qui signifie "pourquoi tu m'abandonnes?"...

Mais que de bonheur ensuite quand les bonnes nouvelles arrivent du chien ds sa famille ou il a trouvé enfin la joie de vivre et un foyer aimant! 

Chacun gère comme il peut; personnellement, j'ai choisi de mettre un peu de distance avec les chiens que je reçois; ils ne sont pas miens , je leur offre une passerelle pour le bonheur, mais je laisse aux familles le soin de leur offrir encore plus. C'est mieux pour eux et pour moi, enfin c'est ce que je crois.

Famille d'accueil est un des maillons de la grande chaîne de solidarité qui entoure les sauvetages. En participant, j'apporte ma pierre à l'édifice. Quand la confiance règne malgré les aléas, les épuisements, les inévitables trop pleins qui provoquent des explosions parfois, tout est possible. Il faut trouver l'équipe auprès de qui on souhaite s'engager.

Il faut savoir que c'est du bénévolat; c'est un engagement quoiqu'il arrive et sans attente de retour. Je participe activement au "profilage" du chien et de ses besoins, les voir partir oui, mais à condition de les savoir bien placés.

Je me répète, la satisfaction en ce qui me concerne, je la trouve dans les belles histoires qui se construisent après un transit à la maison. 

Edulcorer cette mission serait induire en erreur toute personne réfléchissant à franchir le pas. En revanche, que les personnes réellement motivées en dépit des possibles inconvénients n'hésitent pas à proposer leur aide pour qu'une vie soit sauvée !"

Me contacter pour plus de questions : soschienschats@laposte.net

 

 

 

Anaïs B.

Facebook, il y a près de 3 ans. La photo d’un chien type boxer avec en titre « URGENT, l’association SOS Chiens France recherche une famille d’accueil ».  Et si c’était moi cette famille ?

 

Cela faisait plusieurs mois que j’étais bénévole dans un refuge et que j’allais promener les chiens tous les samedis. J’étais heureuse de leur apporter un peu de bonheur pendant ces 30 minutes de balade mais je ne pouvais m’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur en les remettant dans leur box. Je m’étais donc renseignée sur Internet et avais découvert le principe des familles d’accueil pour chiens.

 

Je décidai donc de me lancer et de proposer mon aide en commentaire du post de l’association et envoyai également un message privé à la présidente Alice en lui décrivant brièvement mon environnement et mon rythme de vie. Je complétai ces informations dans le questionnaire « famille d’accueil » qu’Alice m’envoya. Il y avait beaucoup de questions, très précises : la superficie de mon logement, du jardin éventuel et s’il était clôturé, combien de temps le chien serait-il seul la journée, est-ce que j’avais des problèmes de voisinage, est-ce que j’avais des animaux et si oui quel âge, quel caractère, est-ce que j’avais prévu de déménager prochainement, qu’est-ce que je ferais si jamais le chien que j’accueillais me posait des difficultés etc. Loin de me rebuter, toutes ces questions me rassurèrent sur le sérieux de l’association et je complétai scrupuleusement le formulaire. Au vu de mes réponses, Alice comprit que mon profil ne correspondait pas au boxer (j’avais un petit chien mâle et un jardin trop petit) et m’orienta vers d’autres chiens en urgence. Elle m’envoya plusieurs photos de petites femelles avec de courtes descriptions et me demanda laquelle je voulais accueillir. Je lui répondis de me confier celle qui en avait le plus besoin ; elle choisit Roxy, petite chienne réunionnaise à la SPA depuis plus d’un an et qui était menacée d’euthanasie imminente.

 

Avant de me la confier, l’association voulut s’assurer de mes conditions d’accueil et de mon sérieux et organisa une pré-visite chez moi. Un rendez-vous fut donc rapidement pris avec une bénévole de l’association qui, après une petite heure d’échange avec moi à mon domicile (et en présence de mon chien), valida ma candidature. J’allais donc accueillir la petite Roxy et un contrat de famille d’accueil fut signé entre l’association et moi. Dès lors, je préparai son arrivée en lui achetant une gamelle, un collier, une laisse, des croquettes, des jouets. N’ayant pas le permis de conduire, c’est une bénévole de l’association qui m’amena Roxy chez moi en mars 2014. C’était une petite chienne très douce, calme mais néanmoins joueuse, un peu craintive, propre, qui ne tirait pas en laisse et s’entendait bien avec mon chien. Avec le recul, c’est la chienne la plus facile à vivre que l’association me confia.

 

Maintenant que Roxy était en métropole, il fallait qu’elle trouve des adoptants. L’association me demanda donc de faire un post sur son forum ainsi que sur mon profil Facebook en décrivant le mieux possible le physique (poids, taille) mais aussi le caractère de Roxy afin de lui trouver un adoptant qui lui conviendrait (et vice versa). Après plusieurs échanges téléphoniques et une rencontre avec des adoptants potentiels, c’est en mai que je rencontrai celui qui allait devenir la famille de Roxy pour la vie. Roxy partit rejoindre son adoptant en juin. La séparation fut difficile et Roxy mit plusieurs jours à s’adapter à son nouvel environnement. Savoir qu’elle n’était pas bien ne m’aidait pas à gérer la séparation et augmentait mon sentiment de culpabilité de l’avoir « trahie ». C’est toute la difficulté d’être famille d’accueil : savoir aimer le chien sans trop s’attacher à lui pour pouvoir le laisser partir avec ses adoptants le moment venu. Quand je parle de mon rôle de famille d’accueil, on me répond souvent la même chose : « c’est bien ce que vous faites, mais moi, je ne pourrais pas. Je serais trop triste quand le chien serait adopté ». Dire qu’on ne ressent pas de tristesse serait mentir. Mais pour ma part, ce sentiment s’efface pour laisser place à la satisfaction d’avoir aidé un animal, puis à l’enthousiasme à l’idée de pouvoir faire de même avec un autre.

 

Après Roxy, ce fut le tour de Lilo (croisée basset/teckel dans un refuge en Hongrie), Maya (chienne errante à la Réunion atteinte d’un cancer), Tucker (chien errant à La Réunion), et Koli (chien errant à La Réunion). Si Roxy ne me posa pas de difficultés particulières, ce ne fut pas le cas avec les autres !

A peine arrivée chez moi, Lilo se mit à me grogner dessus et à vouloir attaquer mon chien. Un peu déstabilisée, je pris contact avec l’association qui me rassura et me donna des conseils pour que les choses se passent au mieux. Il s’avéra en fait que Lilo était juste très stressée de son voyage et plus jamais elle ne montra de signe d’agressivité envers moi ou mon chien. Au contraire, elle se révéla être une chienne extrêmement câline, et proche de mon chien. Par contre, elle avait ses têtes et grognait sur certaines personnes ou chiens. Lilo fut adoptée par un couple belge après avoir passé près de 9 mois chez moi.

 

Tucker et Koli me posèrent également des difficultés de comportement, et notamment en laisse car ils tiraient beaucoup. Ils aboyaient aussi sur certaines personnes ou chiens dans la rue. Grâce à la comportementaliste bénévole pour l’association, je réussis à améliorer un peu les choses pour Koli (Tucker fut adopté au bout de 6 semaines et nous n’avions donc pas eu le temps de mettre des choses en place). Koli n’était pas propre en arrivant et nous avions régulièrement des pipis dans la maison. Avec de la patience, cela se régla. Il était atteint d’une démodécie légère, et je dus l’emmener plusieurs fois par semaine chez le vétérinaire faire des injections. Il se révéla aussi être un chien très actif qui avait besoin d’espace pour se dépenser et ma maison n’était pas tellement adaptée. L’association me proposa de le confier à une autre famille d’accueil mais je préférai le garder jusqu’à son adoption, quelle que soit l’énergie que cela me coûterait. Il fut adopté au bout de 6 mois par un jeune couple qui vit dans une maison avec jardin dans lequel il peut courir à volonté !

 

Maya fut la chienne qui me demanda le plus de travail. Arrivée de La Réunion avec un cancer (sarcome de sticker), elle avait des pertes qui sentaient mauvais et je devais passer la serpillère très souvent (et couvrir son panier et mes canapés). Cela ne dura qu’une semaine, le temps que ses antibiotiques fassent effet. Je dus l’emmener régulièrement chez le vétérinaire pour faire des examens et surveiller les effets de sa radiothérapie (elle fut « hospitalisée » 5 semaines dans un centre géré par la clinique vétérinaire de Maisons-Alfort). Heureusement, la radiothérapie se révéla efficace et Maya est désormais en parfaite santé.

Maya se révéla être une chienne très inquiète qui ne supportait pas mes absences et qui détruisit beaucoup de choses chez moi. Elle ne supporta pas non plus la séparation pour aller vivre chez son adoptant qui me la ramena le lendemain après avoir passé une nuit à l’entendre pleurer et hurler. Face à cette difficulté, je pris contact avec l’association qui m’orienta de nouveau vers sa comportementaliste bénévole. Cette dernière consacra beaucoup de son temps à aider Maya à se détacher de moi et à s’attacher à son adoptant (qui n’avait pas renoncé à l’adopter). Cela porta ses fruits et Maya put rejoindre son adoptant quelques semaines après la première tentative.

 

En près de 3 ans, l’association me confia 5 chiens en famille d’accueil. Certains restèrent quelques semaines, d’autres plusieurs mois. Certains ne furent pas difficiles à gérer, d’autres se révélèrent plus problématiques. Certains étaient en bonne santé, d’autres durent être emmenés chez le vétérinaire régulièrement.

Etre famille d’accueil, c’est s’engager à prendre soin du chien qui nous est confié, jusqu’à son adoption (sauf cas particulier de famille d’accueil temporaire). C’est faire de son mieux- avec le soutien et les conseils de l’association-  pour régler les problèmes éventuels de comportement du chien afin de lui donner toutes ses chances d’être adopté. Les chiens qui sont placés en famille d’accueil ne sont pas parfaits et n’ont parfois jamais eu de vraie vie de famille. Ils peuvent ne pas être propres, ne pas savoir marcher en laisse, ne pas supporter de rester seuls et détruire, ne pas s’entendre avec vos animaux etc. Il ne faut pas sous-estimer le temps que certains chiens peuvent demander et avoir conscience qu’être famille d’accueil est un engagement. Un engagement envers l’association qui vous l’a confié mais aussi envers le chien que vous accueillez et qui a souvent un passé difficile.

Si vous êtes prêt(s) à cela, je ne pourrais que vous encourager à vous proposer en tant que famille d’accueil pour l’association SOS Chiens France qui est une association sérieuse qui ne vous laissera pas tomber.

« Sauver un animal ne changera pas le monde, mais son monde à lui sera changé à jamais ».

Me contacter pour plus de questions : anais.beaupin@gmail.com

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